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Mischievous
Une renaissance pour un blog plus engagé, voici mon nouveau souhait pour ce site. Une décoration plus tranchante et plus agressive pour un sujet sensible et que je considère important : le féminisme.
Je ne pense pas que je vais changer la face du monde, mais j’espère que mes réflexions ainsi que celles de tous les gens qui voudrons contribuer pourrons faire prendre conscience de certaines choses et de certain faits sur l’absurdité, l’archaïsme, les fausses bonnes idées ou encore l’état actuel du féminisme en France ou ailleurs.
A bientôt donc pour des coups de gueule ou critiques !
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1969, année érotique. Enfin il parait, je n’y étais pas. Apparemment une révolution sexuel à fait son apparition avec cette date. Liberté sexuelle, choix du ou des partenaires. Acceptation et prise de conscience de l’homosexualité…
De nos jours qu’en est il ? C’est une bonne question quand on regarde l’évolution du sexe avec les générations. La génération de mes parents, autrement dit post 69, est la génération de la liberté sexuelle. La mienne est la génération SIDA. Quand est il de la génération qui vient ?
Selon moi cette génération sera celle du Fast-Sex. Le sexe est devenu une industrie, un argument markéting. Une scène d’amour à peine voilée est normale dans un film. Des seins sur une affiche publicitaire aussi. Les magasines nous assommes de photos que l’on peut qualifier de coquines ! Lingerie, corps dénudées. Tout y passe. Même les campagnes contre le SIDA. Mais bon euh au moins on peut comprendre qu’ils souhaitent choquer.

En outre les magasines féminin et masculin n’ont de cesse de publier des articles et dossier ssur comment être performant, apprécier le plaisir ou avoir l’orgasme. Le sexe est devenu une performance sportive, un match à deux ou l’orgasme décide de l’issue de la partie. Qu’est devenue l’amour ou la tendresse ? Mystère et boule de gomme.
Quid des enfants ? Quand je vois ce que connaissent mes petits cousins ou ce qu’il recherche sur le web je suis effrayé. Aucun cours d’éducation sexuel n’est dispensé. Aucun livre sérieux n’est clairement indiqué et pour la plus part des jeunes curieux, le web et son immense connaissance est une dangereuse sirène. Surtout quand on connait l’immense place du sexe sur la toile…
Découvrir le sexe au travers du porno. Voici une triste mais dur réalité. Surtout quand c’est allié avec la performance tant décrié par la pub et les médias. La recherche du plaisir est devenu la quête de l’orgasme à tout prix.
Or le sexe c’est apprendre, c’est comprendre son corps, celui de sa/son partenaire. Apprendre à faire plaisir et se faire plaisir. Et ça malheureusement ça ne s’apprend qu’avec l’expérience, des erreurs et des occasions raté.
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Ça me rappelle une chanson d’Elista… Dès le départ, dès le début, on m’a menti mais je l’ai su. Oui, c’est exact; on m’a menti; mais maintenant, c’est fini.
Je suis passé du côté des hommes, de l’amour en fait. J’ai lâché les gynécées stériles, la ridicule timidité et les attitudes névrosées que la société semble attribuer exclusivement aux femmes. J’ai préféré être maitre de mon destin, j’ai préféré avoir des couilles et le courage de tuer quiconque qui oserait m’empêcher d’avoir raison…
Car être une femme ne pouvait être « ça ».
Alors je suis devenue virile: d’une virilité enflammée de mots et d’un érotisme seigneur du corps actif. Voilà , la véritable virilité n’est que la maitrise de la libido. Elle n’est en rien masculine. C’est pour ça que je me la suis approprié, jusqu’à la sentir mienne. Je suis devenue amoureuse de l’esthétisme des mots, et non de l’esthétisme corporel. C’était ici une question de survie psychiatrique. Je ne pouvais supporter de voir des corps semblables au mien s’étaler sur tous les écrans, sur tous ces panneaux… Toutes ces vestales commerciales écÅ“urantes m’arrachaient quotidiennement la beauté de mon corps. Elles arrachent tous les jours la beauté de tous les corps des femmes. Et ces corps dénudés par l’impératif mercantiles ne font qu’ handicaper notre érotisme. Ils laissent les femmes sans force attraction, puisque celle ci est accaparée à vendre. Elles se sont retrouvé sans force, juste passives. La libido comme argument de vente, non comme vitalité sexuelle.
Ainsi, les femmes seraient cantonnées à ne mouiller qu’ honteusement dans le creux de leurs draps, parce qu’on leur a fait oublier leurs corps, parce qu’elles sont toutes enfermées dans la boîte à images, et les hommes aussi. Elles ne sont plus qu’une paire de seins géante, ils ne sont plus que des portes monnaies, prêts à payer pour…
La forme la plus fangeuse de cette réification féminine est le porno. Ce redoutable cancer ronge toutes les couches de l’expression humaine. C’est la culture de la satisfaction immédiate sans saveur, la croissance de la perversité sexuelle, la dégénérescence télévisuelle des corps nus: un réel génocide de la créativité et de l’intelligence. La mort de l’acte sexuel, l’hégémonie du zapping et du mépris.
Sur d’autres terrains, les femmes ne peuvent plus se prétendre les égales des hommes, elles sont devenues l’objet de volontés extérieures après avoir été le pion nécessaire des précédentes formes de sociétés. Ce ne sont pas elles les responsables, mais les lacunes de leur éducation. Toutes ces légendes aliénantes obscurcissent l’horizon de leurs possibles. Que peuvent elles devenir ? Sinon le bourreau schizophrène qu’illustre la société au travers des magazines ?
Avoir des enfants à vingt-cinq ans sans vergetures, de gros seins mais un ptit cul, être parfaite mais passionnante, être maquée avec un mannequin de pub’ Armani, intelligent et drôle, avoir un boulot génial mais pas trop prenant, consommer beaucoup mais pas trop…
C’est qu’il leur faut être ce qu’on leur propose d’être. Il faut être originale comme tout le monde. Soi même dans la norme préalablement définie. Surtout n’osez pas dépasser, franchir la limite, être autre chose… Gardez vos étiquettes, pour votre bonheur…
C’est donc parce qu’il n’y aurait que deux sexes, mais de multiples formes de sensualités et d’attirances, que j’ai dû me résoudre à devenir un garçon. J’ai lâché mon camp, trahi tout le monde pour un nouveau départ… C’était plus sûr… Pour le moment…
Je ne veux pas la guerre; mais un unique sexe fort et sûr de lui, du plaisir et beaucoup d’amour.
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